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Nom du blog :
yahourtmoisi
Description du blog :
recherche internationale en science de la connerie burlesque poétique masochiste et stérile.
Catégorie :
Blog Sciences
Date de création :
13.10.2006
Dernière mise à jour :
25.12.2006
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Clautron et la girafe

Clautron et la girafe

Posté le 13.10.2006 par yahourtmoisi


Il était une fois, un grand garçon qui s’appelait Marcelin. Étrangement, se dressait sur sa tête des crayons de couleur à la place de cheveux et il faisait toujours couler un peu de bave au coin de sa bouche. Son amie Pamprela, une marchande de chamalows au ketchup avait une tête en forme de roue de vélo, ce qui ébaubissait tout le voisinage. Ils habitaient tous les deux route du grand cerf, au sous-sol d’un abri de bus, où un coupeur de tête, Clautron, sévissait. Mais Marcelin et Pamprela n’avaient pas peur du tout car dans leur jardin, une girafe féroce qui buvait beaucoup de café les défendait. Elle épouvantait tout le monde (sauf le crémier) car elle portait un chapeau de nationaliste breton. Même Clautron n’osait pas s’y attaquer. Pamprela avait ramené la girafe d’Italie, qui, dans une rixe avec la mafia perdit malheureusement une patte.
Un jour, Marcelin et Pamprela décidèrent de partir en vacances à St-Ferdinand-les-bois-sur-Sarthe, dans le puit du fou, un vieil ami à eux. La girafe n’ayant pas la place de loger dans le puit à cause de ses grosses dents de lapin, fut obligée de rester à la maison. De toute façon, l’humidité n’aurait pas arrangé ses rhumatismes. Dès que Clautron apprit la nouvelle, il se déguisa en machine à laver pour duper la girafe. Ce petit bonhomme sournois pensait que les animaux ne comprenaient aucune forme d’intelligence. Mais la girafe, éminente professeur de citron pressé à la Sorbone, reconnu au premier coup d’œil la mauvaise ruse de Clautron qui sans le faire exprès laissait dépasser son sabre . « Povero imbecile* ! » lui dit-elle en italien, « je ne t’aurais pas reconnu si tu t’étais grimé en radis ». Clautron, tout penaud rétorqua du mieux qu’il put : « Mais z’eu suis z’un radis ! » (il avait un cheveu sur la langue depuis la puberté). La girafe, ulcérée qu’on ait tenté de lui couper la tête, pris son téléphone portable itineris dans la poche intérieur de son chapeau et appela le crémier, redoutable au maniement de la louche. Quelques secondes plus tard surgit un troupeau d’éléphant qui faisait trembler le sol. Ils avaient même les yeux bridés car ils était chinois. Le crémier, les cheveux au vent, chevauchait l’un d’eux bride abattu, son bidon de lait dans une main, sa louche dans l’autre. D’un formidable élan, il aspergeât Clautron de lait tant bien que mal car celui-ci se blottissait sous sa machine à laver. Le lait, en fait magique, métamorphosa Clautron qui désormais, ne coupait plus les têtes mais se prenait pour un radis ventriloque. Il s’inscrivit même à des cours de harpe au conservatoire.
Pamprela et Marcelin, en rentrant de leur voyage, félicitèrent fanatiquement la girafe et lui offrirent en guise de remerciement, une perruque de spaghettis chauds.










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