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yahourtmoisi
Description du blog :
recherche internationale en science de la connerie burlesque poétique masochiste et stérile.
Catégorie :
Blog Sciences
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13.10.2006
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Le truc méga chiant à lire...donc ne lisez pas

Le truc méga chiant à lire...donc ne lisez pas

Posté le 13.10.2006 par yahourtmoisi
Les activités physiques et sportives pour handicapés, le recodage d’un sous espace des sports
Etude au travers d’associations sportives et d’instituts de la région nantaise.

Richeux Julie UFR STAPS Nantes


Les premières formes d’activités physiques et sportives pour handicapés sont apparues en France peu après la deuxième guerre mondiale, avec l’association des mutilés de guerre en 1954. Cette association devient en 1963 la Fédération Sportive des Handicapés Physiques de France (FSHPF) et propose les premières formes de compétition. Cette fédération prend le nom en 1977 de la Fédération Française Handisport (FFH), qui encadre et propose des compétitions pour handicapés physiques, moteurs et sensoriels. Une autre fédération sportive est réservée aux handicapés mentaux. Il s’agit de la Fédération Française du sport adapté (FFSA), crée en 1971, qui elle aussi propose des compétitions à l’image du « sport valide ». A ces pratiques encadrées s’ajoutent celles qui existent en institut et en milieu hospitalier, qui ne relèvent pas d’une fédération. Le développement de ces activités, surtout à partir des années 1970, les a constituées en tant que marché, ce qui a nécessité la progressive création de formations jeunesse et sport (brevet d’Etat Handisport et brevet d’Etat Sport Adapté) et de formations universitaires en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS). L’investissement de l’université dans ces activités récentes a permis le développement d’un vaste domaine de recherche en sciences humaines et sociales ainsi que des formations à destination des futurs professionnels du secteur appelés Activité Physiques Adaptées (APA).
Seulement, pour désigner l’intervention sportive auprès d’un public handicapé, les travaux qui concernent ce domaine, issus des STAPS, parlent de « sport adapté » ou encore d’ « activités physiques adaptées », et assimilent ces activités à un secteur entièrement cohérent. Les APA sont sensées viser une même finalité, « un nouveau rapport entre l’environnement social et le handicapé sous la bannière de l’intégration sociale » en affirmant qu’il existe des « idéaux auxquels adhèrent les personnes qui s’occupent des handicapés » . Cela signifie que ces activités constituent un espace dans lequel les individus qui le composent s’entendent sur sa définition et ne l’envisagent que dans un but d’intégration sociale. Cependant, peut-on envisager ce type d’activités sportives uniquement sous cet angle ? L’unité de ce concept n’est-elle pas illusoire ?
Envisager les activités physiques et sportives essentiellement à partir de l’idée d’intégration, constituées comme un « allant de soi », est la première difficulté à laquelle on se confronte lorsque l’on aborde des recherches sur ce sujet. Le fait de considérer ces activités uniquement sous l’angle de l’intégration, de l’insertion limite l’analyse, bien que la pratique de ce type d’activités puisse probablement permettre, dans certains cas seulement, l’intégration sociale . Le fait d’aborder ce domaine à partir d’un autre point de vue, davantage en terme d’espace et de dispositions permet d’aller en quelque sorte au-delà de la vision d’intégration du sport et des activités physiques. En retournant la question « à quoi vont servir ces activités », on peut se demander plutôt à qui vont-elle servir, à qui vont aussi servir ces idées, d’où viennent ces effets de catégorie et comment ces activités se sont constituées en tant que cause.
Afin de tenter de répondre à cet ensemble de questions, il semble préférable de s’attacher non pas aux pratiquants mais aux encadrants de ce type d’activités, afin de reconnaître à qui vont servir ces pratiques. A partir d’un regard particulier sur le « handicap », ils vont re-traduire, recoder, voire se re-attribuer le sport valide. C'est-à-dire qu’à chaque mode d’encadrement va correspondre un mode de construction ou de négation du handicap par rapport aux intérêts spécifiques de chaque catégorie d’encadrants. Cela afin de montrer que l’expression générique d’APA ne concerne pas un espace cohérent où l’ensemble des individus qui constituent ce secteur s’entendent sur sa définition. Il semble qu’il existe des conflits au sein de ce sous espace où les individus vont défendre leurs intérêts en fonction de leurs positions et de leurs dispositions et qu’il existe par conséquent des modalités de pratiques différentes . Il existe alors une réelle re-appropriation du sport et des activités physiques ou encore un « encodage » différent selon les modalités de pratiques qui existent qui suivent les intérêts de chaque catégorie d’encadrant.

1- La réappropriation du sport par les encadrants
1-1 Légitimer le sport comme moyen d’intégration sociale
Le développement des activités physiques et sportives pour les handicapés a permis la constitution de fédérations sportives. Pour contribuer à ce développement, les encadrants ont cherché à légitimer leur pratique, à la rendre nécessaire et à imposer leur possibilité. En effet, l’idée que des handicapés puissent pratiquer une activité sportive n’a pas toujours été possible et logique. Il a avant tout fallut attendre que se développe au cours des années 1970 une politique en faveur des handicapés , où des individus ont alors eu intérêt à s’occuper de ces personnes. Cette politique, dont l’origine est surtout liée aux initiatives privées, a en partie permis le développement d’activités sportives pour handicapés et la création de fédérations spécifiques plus ou moins axées vers l’aspect sportif de leurs activités, mais les légitimant toujours par l’intégration qu’elles procurent.
La FFH a par exemple tourné ses activités davantage vers la compétition en marquant ses ambitions sportives par la présence de sportifs de haut niveau et sa participation aux jeux paralympiques, formes de jeux olympiques pour les handicapés. Les pratiques sont tournées d’un côté vers un pôle sportif, bien que les sentiments des encadrants sur les apports de la pratique sportive pour handicapés soient toujours orientés vers cette idée de socialisation et d’intégration dans la mesure où les handicapés peuvent faire « comme les valides ». Par exemple, un extrait du rapport d’activité de l’association handisport-nantes affirme que « la pratique sportive développe chez les athlètes handicapés les mêmes qualités que chez les valides : avantages physiologiques et psychologiques ; revalorisation individuelle ; revalorisation sociale ; exploit sportif de haut niveau ». Le type de discours que tiens la FFSA à ce sujet semble identique quant à l’apport des pratiques et des rencontres sportives : « valorisation et intégration du pratiquant ; opportunité de développer un projet personnel et un programme d’entraînement ; opportunité de participer à une fête, incluant athlètes, sportifs, familles et amis ; opportunité de vérifier la progression dans un environnement inhabituel ».
Ce discours « d’intégration » que tiennent les dirigeants fédéraux, auquel adhèrent de manière doxique les encadrants est aussi reproduit par la presse et par des personnalités connues. C’est le cas par exemple du parrainage de J-M. Bigard, humoriste, qui avec l’association « un bouchon, un sourire », a signé une convention avec la FFH pour l’achat de fauteuil pour les sportifs handicapés. Ces discours répandus rendent ces activités légitimes et les constituent comme un « allant de soi ».

Sentiments sur les objectifs et attentes des pratiques physiques pour les handicapés

Effectifs %
Rapprochement de la norme 19 8,5
Amélioration des capacités motrices 52 23,2
Amélioration conditions de santé 32 14,3
Amélioration état psychologique 56 25
moyen de socialisation, d'intégration 63 28,1
NR 2 0,9
Total / réponses 224 100

Sentiments sur les principaux apports des activités physiques et sportives pour handicapés (question ouverte)

Effectifs %
Non réponse 7 4,8
Amélioration des conditions physique 26 17,7
Amélioration psychologique 19 12,9
Intégration, socialisation 20 13,6
« Faire comme tout le monde » 14 9,5
Rencontres, vie en groupe 17 11,6
Se dépasser, se dépenser 11 7,5
Epanouissement, divertissement, plaisir 26 17,7
Convivialité, "pas comme en compétition" 3 2
Reconnaissance des handicapés 6 4,1
autre 5 3,4
Total / réponses 147 100


Comment le sport ou les activités physiques sont vues comme moyen d’intégration sociale, peut-être davantage que dans le sport traditionnel ? Le sport semble dans ces activités se construire en opposition au « sport valide » où la performance n’est pas une possibilité à envisager. D’ailleurs, dans cette même enquête, une question sur les buts de l’encadrement a fait apparaître en dernier lieu l’idée de « l’amélioration de la performance », les buts de ces activités étant davantage envisagées comme « une progression sans enjeux ». Comment alors ces activités ont pu se construire sur ce modèle, et surtout, quels sont les intérêts ou encore les agents qui ont intérêt à envisager ces pratiques sous cet angle ?
La création de fédérations, et le développement de ces activités a nécessité la création de formation professionnelles Jeunesse et Sport (Brevet d’Etat handisport et Sport Adapté), au point même de conquérir une position universitaire en STAPS. Un corps de chercheurs s’est alors formé pour assurer ces formations et diffuser leurs travaux. Ces chercheurs, issus pour la plupart de la filière STAPS ou encore anciens professeurs d’Education Physique et Sportive (EPS) ont donc eu intérêt à produire sur ces travaux. Ils ont à travers cela encodé le sport à travers ses vertus « éducatives », rompant avec l’aspect compétitif par un ancrage que l’on pourrait appeler « EPS ». Ce sont d’ailleurs le plus souvent des professeurs d’EPS qui vont produire sur ce sujet dans les ouvrages destinés aux étudiants en STAPS, ou encore pour les dirigeants fédéraux, ou qui vont participer et organiser des colloques (comme c’est le cas pour un colloque organisé par la FFSA en novembre 2003 sur les limites du sport de haut niveau).

1-2 Le rapport au sport classique
Un aspect qui va pouvoir différencier les individus du point de vue de leur encadrement est le rapport qu’ils entretiennent avec le sport en tant que tel. Ainsi, l’investissement plus ou moins important dans l’espace sportif constitue un déterminant dans la manière d’encadrer. De ce fait, suivant le capital sportif dont un individu dispose, il sera plutôt disposé à encadrer dans un certain type d’association. Ainsi, dans les études menées sur la région nantaise, deux associations aux conceptions divergentes vont traduire ces différences entre individus. Les encadrants (bénévoles) de l’association handisport vont construire les pratiques autour de la compétition. L’analogie au modèle sportif traditionnel, fondé autour de la compétition va être pour les encadrants un moyen de reconnaissance symbolique. Ils vont émettre l’idée qu’il existe une « équivalence avec les valides ». D’ailleurs, la FFH est à l’origine d’invention véritablement de sports, où le handicap va devenir support de pratique comme le torball ou le foot-fauteuil . D’ailleurs la pratique est structurée, il existe de réels entraînements dans le but de gagner aux compétitions. Les encadrants de l’associations ont tous reçus une formation sportive : il s’agit de brevets d’Etat ou souvent d’anciens étudiants en STAPS, ayant aussi pratiqué un sport au moins au niveau régional.
Cependant, une autre association de la région, affiliée à la FFSA regroupe des encadrants eux aussi bénévoles qui envisagent la pratique sportive tout autrement. Pour la plupart des membres de l’association, très souvent parents d’enfant handicapés, le sport présente un aspect trop « élitiste » ou encore « inégal » puisque tout le monde n’a pas la possibilité de gagner. Ce qui va primer est l’aspect « convivial » d’une rencontre sportive qui va permettre ainsi « l’épanouissement » des pratiquants handicapés. Dans ce type de pratique, la réalisation technique importe peu, et la formation sportive n’apparaît pas nécessaire. D’ailleurs, une grande partie de ces bénévoles n’ont pas suivi de formations, où bien s’ils en ont suivie, il s’agit souvent de courtes formations jeunesse et sport d’une semaine.
De ce fait, le capital sportif dont sont dotés les individus va les amener à s’investir non pas vers un « handicap » particulier mais plutôt vers une association sportive conforme à leurs dispositions.
Néanmoins, si ce que disent les agents peut révéler ce genre d’opposition, l’enquête statistique ne les a pas fait apparaître. En effet, le tableau suivant illustre par effectif et par pourcentage les sentiments sur les objectifs et apports de la pratique selon la formation suivie. Les réponses sont relativement homogènes. Dans tous les cas, envisager la pratique sportive comme moyen d’intégration ou de socialisation apparaît en premier.


Sentiments sur les attentes et objectifs des pratiques selon les formations suivies (en effectifs et en pourcentages)

Rapprochement de la norme Amélioration des capacités motrices Amélioration conditions de santé Amélioration état psychologique moyen de socialisation
intégration Non réponse Total
STAPS APA 8 10% 16 20% 15 17% 20 25% 21 26% 0 80 100%
BEES sport adapté 2 17 % 3 25% 2 17 % 1 8 % 3 25 % 1 8 % 12 100%
Brevet d'Etat 2 10% 6 30 % 2 10 % 4 20 % 6 30 % 0 20 100%
BAFA 6 13 % 8 17 % 6 13 % 12 26 % 14 30 % 0 46 100%
CAPEPS 1 7 % 3 23 % 2 15 % 3 23 % 4 30 % 0 13 100%
Autres formation 5 8% 13 21% 7 11% 19 30 % 17 26% 2 3% 63 100%
Aucune formation 5 7% 15 22% 8 12 % 17 25 % 23 33% 0 68 100%
Total 29 9% 66 21% 44 14% 77 25% 90 29% 3 1% 309 100%


Ainsi, dans tous les cas, la pratique est d’abord envisagée comme un moyen d’intégration et de socialisation, indépendamment de la formation suivie. L’encodage ou plutôt le regard EPS posé largement sur ces activités, axé sur les valeurs intégratrices du sport laisse supposer qu’il domine dans les esprits des individus, indépendamment de leur manière d’encadrer.

1-3 La thérapie sportive
Un autre moyen de légitimer la pratique sportive, et qui n’a pas encore été abordé, est de considérer les activités physiques et sportives comme un soin pour la rééducation ou l’intégration des handicapés. Il s’agit ici d’encadrants qui travaillent en institut spécialisé ou en milieu médical. Ils ont donc déjà acquis des diplômes professionnels (infirmiers, éducateurs spécialisés…) et s’ils ont une qualification sportive, elle est complémentaire et ne leur permet pas d’exercer leur métier. La structure dans laquelle ils encadrent les conduit à légitimer leur pratique comme une forme de thérapie. Ce sont en effet les premiers à considérer les activités physiques (nous ne pouvons ici parler de sport en l’absence de compétition) comme un moyen pour améliorer les conditions de santé et pour améliorer l’état psychologique des handicapés.
Les formes d’encadrement du secteur médical et associatif diffèrent bien qu’on ne puisse opposer ces deux structures. En effet, les associations travaillent aussi en relation avec les instituts ou établissements spécialisés qui leur procurent des pratiquants. Il peut arriver aussi que des individus qui travaillent en institut viennent offrir leurs services bénévoles en association sportive. Seulement, le milieu médical impose un certain type de pratique où les activités physiques ne peuvent être envisagées qu’en un soin proposé aux patients.
Dans le cas de cette étude, des observations et des entretiens ont été menés à l’hôpital psychiatrique de Nantes, plus précisément dans le service d’addictologie. Une grande partie dans l’emploi du temps des infirmiers est consacré aux activités physiques qui font partie du traitement donné aux patients. Ces activités correspondent à une image de « bonne hygiène de vie » que doivent retrouver les patients. Le sport en tant que tel est d’ailleurs considéré comme dangereux quand il est pratiqué « à fond » puisqu’il est assimilé aux conduites addictives des patients et devient risqué, non pas pour des raisons éducatives mais médicales. L’encadrement ne se tourne pas vers la performance, ni l’apprentissage, mais plutôt vers une forme de rééducation ici psychiatrique.
La pratique des activités physiques en institution en fait une pratique pour employer une expression d’E. Goffman à contre espace et à contre temps différente de toute autre pratique sportive dans ses formes et dans les objectifs qui lui sont assignés, avec ici un regard principalement médical. Ces activités constituent dans ce cadre une rééducation corporelle pour ré-acquérir une bonne santé, un bien être physique, une hygiène de vie correcte, des sensations contre toute logique addictive que peut constituer le sport. Les connaissances sportives, ou encore le capital sportif des encadrants sont secondaires, puisque priment les qualifications professionnelles, les connaissances sur les maladies mentales, les médicaments…D’ailleurs, si les infirmiers étaient « éducateurs, ils feraient sans doute différemment ». Les activités physiques ne constituent qu’un support de soin.

Les apports de la pratique physique

S’il n’y avait pas d’activités physiques proposées ici, est-ce que ça changerait quelque chose ?
Bien sûr, parce que on ferait fi de tout ce qui est corporel et c’est pas possible au niveau de la santé, de la prise de conscience du corps, pour nous c’est partie intégrante du soin. Y’a le corps et puis y‘a la parole, et puis y’en a un troisième mais je sais plus, j’ai oublié mais euh…ça fait partie c’est une partie importante. Quand on dit activité, enfin le corps, c’est bonne santé, physique, c’est ça hein, physique, voilà c’est plus être replié sur soi, plus être sous…enfin, et puis faut savoir aussi que au niveau des produits, c’est que les sensations corporelles ils sentent plus, c'est-à-dire que souvent on retrouve souvent c’est les toxico, on retrouve des, ou même alcool des douleurs qui se réveillent ou même les dents, ils sentaient plus, ils s’anesthésiaient. C’est plus parlant chez les toxico, ils ont souvent un état dentaire mais lamentable, inimaginable, voilà quoi et euh…quand je dis le corps c’est l’hygiène, c’est tout simple mais on peut travailler ça par l’activité physique. A la piscine on nous demande de…une hygiène impeccable et souvent y’a un espèce de laisser aller général quoi. Donc c’est un des moyens, c’est des supports, c’est pas un objet c’est pas comme des activités à l’extérieur comme une activité je sais pas faire du sport pour l’apprentissage. On est pas là dedans on est bien dans le soin là nous. C’est pas notre objectif qu’il fasse, au contraire s’il va à la piscine par exemple et puis qu’il fait que des longueurs, et si son objectif c’est de faire dix longueurs de plus la prochaine fois, nous ça nous inquiète. Enfin j’imagine, je connais pas mais chez un sportif, ben il va être content, tu comprends, et nous ça nous inquiète.
Franc, infirmier psychiatrique
Entretien réalisé en mars 2004.

Ainsi, la formation professionnelle et la structure d’encadrement, intimement liés, influent sans aucun doute sur les formes d’encadrement et les conceptions que les encadrants peuvent avoir de leur pratique, c'est-à-dire la manière dont les individus se réapproprient le sport pour ce public particulier. On peut observer que ces activités offrent des débouchés professionnels essentiellement dans le milieu médical qui nécessitent d’autres qualifications qu’un simple diplôme sportif qui devient complémentaire.
La pratique des activités physiques et sportives semble avoir été réapproprié par les individus selon deux logiques allant de « l’intégration », au sport de compétition et à la thérapie sportive. On peut expliquer cela par la double détermination à laquelle sont confrontées ces activités qui chevauchent deux espaces (l’espace des sports et l’espace médical) et en subissent les conflits sur ce que doivent être ces activités. Quels sont alors les intérêts qui conduisent les individus à s’investir dans une catégorie particulière de pratique, et pourquoi vont-ils y trouver sens ?
2 Les intérêts spécifiques des agents disposés à encadrer ces pratiques
2-1 Un espace associatif qui offre davantage la possibilité d’être bénévole
Le développement des associations sportives de statut loi 1901 a été rendu possible par l’engagement bénévole, dénombré actuellement à deux millions d’individus dans le secteur sportif et quatorze millions tous secteurs confondus en France . Dans les années 1970, le contexte de crise sociale et économique permet une nouvelle forme d’engagement bénévole fondé sur la solidarité avec les « exclus » par des actions humanitaires, dont font partie les associations d’aide aux personnes handicapées et par là même les associations sportives. Le bénévolat renvoie à la question du don, de l’acte désintéressé économiquement d’où la vision positive des bénévoles. Seulement une pratique purement désintéressée n’est pas réellement possible comme l’explique P. Bourdieu . Il existe des intérêts chez les personnes bénévoles qui sacrifient leur « temps libre » au nom « des autres », qui constituent le « contre don » de l’échange.
Seulement, dans les associations sportives, l’extension du salariat a participé à la rupture avec les services qu’offraient les bénévoles, en rendant de moins en moins possible leur engagement. De plus, les pratiques sportives tournées autrefois vers l’éducation, la moralisation, la socialisation ou encore la solidarité par notamment les ligues et les patronages qui les prenaient en charge se sont dirigées maintenant vers la victoire sportive et l’obtention de résultats ne rendant plus possible ni désirable l’engagement bénévole. La mise en équivalence économique des résultats sportifs a imposé aux associations une rationalisation technique qui les a contraint à passer d’un encadrement regroupant des individus rassemblés autour d’une même passion à des agents rémunérés pour la production de victoires. Les associations ont recruté des entraîneurs diplômés, reléguant les bénévoles à des niveaux de compétition inférieur, la gratuité de leur service constituant un obstacle à la réalisation de victoires. Les bénévoles ne trouvent alors plus d’intérêt à s’engager bénévolement dans les clubs puisqu’il n’existe plus les conditions sociales des catégories essentiellement populaires qui leur permettaient de s’investir gratuitement .
En étudiant la population qui nous intéresse, à savoir, les intervenants en activités physiques et sportives pour handicapés, il apparaît clairement une sur représentation des catégories populaires, davantage sujettes à s’engager bénévolement dans une activité. Les deux tableaux suivants illustrent la représentation par catégorie socio professionnelle des encadrants et leur origine sociale sur les personnes interrogées dans la région nantaise.

Représentation par catégorie socio-professionnelle des encadrants d’activités physiques et sportives pour handicapés

Effectifs %
Non réponse 7 6
Cadres supérieurs, professions libérales 10 12
professions intermédiaires 16 19,3
agriculteurs, exploitants 0 0
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 2 2,4
employés 31 37,3
ouvriers 1 1,2
scolaires 12 14,5
autres 6 7,2
Total / interrogés 83 100

Origine sociale des encadrants par rapport à la catégorie sociale des deux parents

effectifs %
Non réponses 22 13
Cadres supérieurs, professions libérales 18 10,5
Professions intermédiaires 34 20
Agriculteurs, exploitants 2 1,2
Artisans, commerçants, chefs d’entreprise 13 7,6
Employés 36 21,2
Ouvriers 20 11,8
Sans emplois, mère au foyer 14 8
Autres 11 6,4
Total/interrogés 166 100

On peut ajouter à cela que un tiers des employés sont d’origine ouvrière, expliquant une reconversion des catégories populaires vers d’autres secteurs d’activités qui offrent probablement plus d’emploi. Les individus inscrits dans la catégorie professions intermédiaires ont pour la moitié des parents qui travaillent ou qui ont travaillé en tant qu’employé ou bien artisan ou commerçant. En ce qui concerne la catégorie « scolaire » (la plupart étudiants en second cycle), un tiers de leurs parents s’inscrivent dans la catégorie cadres supérieurs et professions libérales, à savoir la plupart du temps des professeurs du second degré.
En ce qui concerne l’origine sociale des encadrants bénévoles, la part la plus représentative revient aux employés qui figurent à 35,7 % ainsi qu’aux étudiants à 14,3%. Les bénévoles sont alors sur représentés par les catégories populaires, affirmant leur valeurs de gratuité et de don. Cet investissement peut s’expliquer à partir de l’idée d’homologie de position. Autrement dit, les individus appartenant à une catégorie sociale relativement basse vont s’investir dans un domaine à la position plutôt dominée dans son espace. Le service qu’ils proposent correspond sans doute à une vision optimiste pour vivre une orientation négative vers un sous espace dominé, en vivant positivement leur handicap social à travers le handicap physique ou mental.
Parallèlement, la question économique paraît complètement occultée dans ce secteur. La rémunération de l’activité n’apparaît en aucun cas comme motivation pour cet encadrement. Les agents viennent plutôt parce qu’ils se sentent « concernés » par le handicap, ou encore par « solidarité ». La question économique étant quasiment censurée dans ce secteur, les structures associatives semblent pouvoir davantage offrir la possibilité d’être bénévole. Il est arrivé d’ailleurs plusieurs fois, dans les observations qui ont été menées, de rencontrer des agents, investis dans un club sportif traditionnel autrefois, puis se diriger vers ce secteur d’activité « où on ne joue pas pour la gagne ».

Un espace favorable à l’expression de la solidarité et de la générosité altruiste

Qu’est ce qui te plait dans le milieu du handicap ?
Ben je trouve que les gens sont sympas, et puis j’ai une reconnaissance, je crois qu’il n’y a pas de secrets.
Et t’en a plus dans ce milieu là tu penses ?
Ben j’ai jamais encadré en valide, j’ai été que sportive si tu veux, mais je trouve que les rapports sont sympa quand même, puis t’as l’impression d’aider les gens, de servir à quelque chose, après t’as une expérience avec le handicap, t’as fait du APA un peu ?
J’ai fait un peu d’athlétisme oui.
Ben voilà, au début t’as de la pitié, tu te rends compte que c’est des gens… faut pas te laisser berner hein, mais je trouve que ça se prend pas la tête, et puis tu peux bidouiller. Autant dans le sport, en aviron, tu pouvais dire amen à l’entraîneur, t’es carré, t’es droit, autant j’ai pas envie, je sais pas. Après je suis entraîneur national donc c’est vrai que je suis rigoureuse là maintenant, mais je sais pas, c’est pas le même rapport quoi, c’est un peu plus convivial, et puis c’est comme dans tous les secteurs que j’ai vu. J’ai découvert le sport adapté, c’est pareil, c’est super sympa. Bon c’est des asso quoi, tu rencontres les parents, tu fais sorties, tu comptes pas tes heures. C’est pareil si j’ai pas voulu aller dans l’enseignement c’est parce que, enfin moi j’ai besoin de travailler, de faire plein de choses, j’ai pas envie qu’on me dise que je suis feignante et que j’en fais le moins possible, c’est pas du tout mon objectif. Après je n’ai pas envie d’être sur bookée, j’essaye de me poser un peu de temps en temps aussi. Mais je ne pourrais pas faire sans l’associatif. C’est vital quoi. Après le handicap c’est très bien. Par contre le jour en torball où on commencera à casser du sucre, ou que ça devient malsain je me barre. Le jour où on me fera chier, je pars et puis je trouverais autre chose parce que y’a des asso de trisomiques à Nantes qui sont géniales aussi, et on s’éclate aussi. C’est pareil quand je suis arrivée à Nantes, j’ai commencé, je me disais « oh le mental c’est bien aussi », et j’ai commencé tous les samedi j’allais faire du tennis avec l’ELAN aux Sorinières, et puis au bout d’un an je loupait une séance sur deux, je devais relayer quelqu’un, et puis j’y arrivais pas, c’était pas sérieux, j’étais souvent partie en déplacement donc j’ai arrêté malheureusement, mais je me suis éclaté. Donc je me dis si c’est pas le torball, ça sera autre chose et puis tant pis. Le jour où je me ferais plus plaisir, où ils se prendront trop la tête, j’arrête, je trouverais autre chose. Après pour moi c’est de l’encadrement plaisir parce que j’adore rendre service, et puis j’ai l’impression d’être utile. Après la compétition j’ai mis un pied dedans, dans le haut niveau mais je me sens pas, je suis pas à la cheville de celui que je remplace, tu te prends au jeu mais c’est pas comparable au haut niveau valide non plus.
(…)
Sinon pourquoi t’as voulu encadrer le torball ?
Parce que ça me plaisait. Moi j’ai découvert à Lyon, c’est pas une passion parce que je pense qu’il faut pas utiliser ce mot là mais, je me suis plu et puis c’est très convivial moi je suis…j’ai fait ça à Lyon où j’étais très solitaire par rapport à mes amis, à ma famille, bon ben tu crée presque une famille quoi, ça crée pas de grosses amitiés mais t’es content quand tu te retrouve, bon et puis forcément t’as de la reconnaissance parce qu’on est content qu’il y ait des gens qui viennent, tu vois quatre ans après, on te fait la proposition de rester et d’entraîner à plus haut niveau.
On t’a fait une proposition pour entraîner ?
Oui parce qu’en fait mon prédécesseur arrêtait, il fallait trouver un relais.
Tu le connaissais ?
Oui, on connaît vite tout le monde, mais c’est pour ça, c’est ce côté super convivial que j’ai, j’ai mordu dedans et puis dans le handicap ça fait partie des choses…
Mais pourquoi t’as choisi ce milieu là, le handicap ?
Parce qu’au niveau des filières c’était ça qui m’allait. C’était un peu par défaut, après moi je me voyais pas en entraînement, je suis une rameuse, dans mon vécu sportif. En fait j’ai arrêté la compétition quand je suis arrivée à Lyon, toute la compétition, je me forçais à pas regarder les bassins ! (Rires), j’ai fait le deuil de tout ça, y’a pas de soucis, et puis j’avais plus envie de compétition.
Virginie, entraîneur de torball,
Entretien réalisé en avril 2004

Les associations offrent alors véritablement une possibilité d’être bénévole, qui constitue en quelque sorte le « contre don » de l’échange. C'est-à-dire que les associations, en rendant possible la condition de bénévole, vont leur donner, en employant une expression de M. Weber, la possibilité de mettre en conformité leurs pratiques avec leur propre sentiment de devoir être. Cela se traduit d’ailleurs par les idées d’intégration et d’éducation, qui permet alors de maintenir l’engagement bénévole. Ils vont adhérer aux catégories conformes à leurs intérêts, qu’ils vont reproduire eux même afin de conserver leur pratique. Ceci peut d’ailleurs expliquer pourquoi l’enseignement de ces activités se sont professionnalisées surtout dans le secteur médical, qui nécessite d’autres qualifications que les diplômes sportifs.
2-2 Le lien avec le handicap
S’il existe des intérêts économiquement et « familialement » désintéressés pour encadrer ces pratiques, le lien qu’il peut exister entre les encadrants et les personnes handicapées semble avoir aussi toute son importance, qu’ils soient familiaux, amicaux ou professionnels.
En effet, le lien familial apparaît comme un facteur déterminant dans le choix d’encadrer ces activités. Dans l’enquête menée pour cette étude, 30% des individus interrogés ont un lien familial avec une personne handicapée. Ce sont pour la moitié des liens de filiation directe (enfant, frère ou sœur) et pour l’autre moitié des liens plus distants, le plus souvent cousin ou cousine. Ces individus se sont pour deux tiers dirigés vers les associations sportives, ne faisant pas de leur encadrement une activité professionnelle. Il existe en effet beaucoup de parents investis dans certaines associations où pratique leur enfant, à la manière des associations de parents de handicapés. Ils s’engagent alors dans l’entreprise d’un mouvement qui les concerne directement par la filiation avec le handicap et qui constitue la continuité ou l’alternative d’un engagement militant.
Cependant, l’investissement dans les activités physiques et sportives pour handicapés n’est pas le même dans un cadre professionnel. D’une part, l’activité est ici économiquement intéressée, puisqu’il s’agit réellement d’un métier. D’autre part, les raisons qui conduiraient à arrêter cet encadrement sont aussi professionnelles comme un changement de poste par exemple (alors que les bénévoles parlent d’un arrêt éventuel de l’activité suite à des problèmes de santé ou d’âge). Dans le secteur professionnel, il s’agit le plus souvent d’individus orientés d’abord vers des métiers médicaux, puis qui ont participé aux propositions de la structure en terme d’encadrement sportif.
D’ailleurs, l’encadrement rémunéré peut aussi constituer un réinvestissement de capital sportif vers un secteur qui offre des débouchés. En effet, les individus qui ont suivi des formations, d’autant plus si elles sont longues, tendent à se diriger vers un enseignement rémunéré (STAPS APA, BEES sport adapté ou handisport), en recherchant au départ un emploi dans le secteur sportif. Ce domaine d’activité revêt aussi un aspect plus sécurisant car il n’existe pas ou peu de mise en équivalence des résultats sportifs, surtout en institut ou le sport est associé davantage à un soin qu’à une pratique compétitive.
Un autre aspect qui peut sembler paradoxale est l’origine sociale des salariés de ce secteur. L’enquête a en effet laissé apparaître que 41% de ceux qui sont d’origine ouvrière reçoivent un salaire pour leur encadrement. On peut probablement supposer que cet espace de pratiques sportives correspond à un débouché professionnel qui permet une « ascension sociale », tout en gardant l’idée d’homologie de position entre une catégorie sociale inférieure et l’investissement dans un sous espace dominé.
Conclusion
En somme, les activités physiques et sportives pour handicapés se sont développées, surtout depuis les années 1970, à partir de deux logiques différentes encodées par leur espace d’appartenance. Les individus ont rendu leur pratique nécessaire en se réappropriant le sport à partir d’un regard particulier sur les handicapés. D’une manière générale, ces activités ont été et sont toujours légitimées comme un moyen d’intégration sociale et d’insertion, par la possibilité qu’offre le sport de « faire comme tout le monde ». Ces discours sont largement mis en avant par les instances fédérales, aussi bien par la FFSA que par la FFH. Surtout, ce type d’encodage correspond à un regard que l’on peut grossièrement appeler « EPS ». Autrement dit, les enseignants d’EPS vont rendre la pratique légitime en lui allouant des vertus intégratrices, conception largement dominante dans ce secteur d’activité. On peut penser que ce regard « EPS » domine dans la mesure où ce sont ces individus qui vont par exemple mener les formations pour les brevets d’Etat, ainsi que celles de la filière APA, permettant de travailler en association ou en institut. Ces catégories de perceptions ont des effets, envisageant le sport comme moyen d’intégration sociale, conception « allant de soi » et reproduites par les encadrants. Ces individus ont alors intérêt à reproduire ces pratiques en tant que telles, puisque ce secteur semble plus favorable à accueillir ces conceptions que le domaine sportif classique. Ou plutôt, les agents dont les dispositions sont en affinité avec ce type de conceptions vont s’investir dans cet espace conforme à leurs intérêts, et reproduire un ensemble d’idées, associant au sport des vertus socialisatrices, comme une évidence. L’invention de ce regard sportif particulier sur les handicapés est à approfondir davantage : il serait pertinent d’analyser qui sont exactement les individus qui produisent ces types de discours en analysant les revues spécialisées (comme les revues EPS par exemple) depuis les années 1960-1970, ainsi que la genèse des formations jeunesse et sport et universitaires. Cela afin de comprendre comment s’est construit ce regard et à qui sert exactement l’effet de ces catégories.
Dans un autre ordre d’idée, on peut analyser les individus investissant cet espace à partir de l’idée d’homologie de position. En d’autre terme, ce sous espace des sports semble dominé dans le champ sportif en général et n’occupe pas une place « importante ». Il présente en effet un intérêt médiatique moindre, ainsi que de faibles intérêts économiques (il existe peu d’entraîneurs professionnels et les primes pour les athlètes aux jeux paralympiques sont plus faibles que pour les athlètes valides). Ainsi, les individus à faible capital social, économique ou culturel, c'est-à-dire issus des catégories plutôt populaires de la société vont trouver sens dans cet espace dominé. En effet, l’enquête par questionnaire menée pour cette étude a montré que les encadrants de ces activités étaient sur représentés par la catégorie employés, et par la catégorie employés et ouvriers quand il s’agissait des parents, cela indépendamment de la structure d’encadrement choisie. Autrement dit, les agents issus des catégories plutôt dominées vont s’investir dans un sous espace des sports lui aussi dominé en y trouvant intérêt, sens, en y accumulant une forme de capital symbolique. Cependant, il ne semble pas pertinent d’appréhender les activités physiques et sportives pour handicapés comme un « sport populaire », en attachant de manière immuable les catégories populaires à ce type d’activités sportives. Il existe d’une part différentes modalités de pratiques comme l’a montré la présente étude, impliquant un choix de club, d’association, ou bien le choix de travailler en institut. D’autre part, les pratiques ne sont pas figées mais plutôt en continuelle transformation et pourront se modifier par de nouveaux arrivants, notamment, des étudiants de la filière APA qui envisagent ces activités comme un débouché professionnel.

Bibliographie

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- Raisons pratiques. Sur la théorie de l’action, Seuil, 1994.

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Genolini J-P, Enseigner et animer les activités physiques adaptées, sous la direction de A. Varray, J. Bilard, G. Ninot, Dossier EPS N° 55, édition revue EPS.

Goffman E., Stigmates, les usages sociaux du handicap, Paris, éditions de minuit, 1975

Houzel G., les engagements bénévoles étudiants, perspectives pour de nouvelles formes de participation civique, Centre National des Œuvres Universitaires et Scolaires, Paris, La documentation Française, 2003.

Loirand G., Les paradoxes de la « professionnalisation » des associations sportives, in coll. Prouteau L., Les associations entre bénévolat et logique d’entreprise, Rennes, PUR, 2003.

C. Suaud, Espace des sports, espace social et effets d’âge. La diffusion du tennis, du squash et du golf dans l’agglomération nantaise, Actes de la Recherche en Sciences Sociales n°79, Septembre 1989).

Weber M., Economie et société/1. Les catégories de la sociologie, Pocket, 1995.




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